Tous les matins depuis 4 ans, je me fais un café AeroPress.

J’ai acheté mon AeroPress au Birdie à Genève en 2014, quelques mois après avoir été initié au café filtre en Scandinavie (surtout chez Tim Wendelboe à Oslo).

Pourquoi l’AeroPress ?

J’adore l’AeroPress. Elle est abordable (30$ en ligne, filtres compris), versatile (elle peut même faire un espresso !), et facile à prendre en main — tout en laissant une grande marge d’améliorarion.

Mais surtout, elle est transportable : petite, légère, et en plus, le plastique, ça ne casse pas !

Résultat : mon AeroPress a voyagé aux quatre coins de l’Europe, et plus récemment un peu partout en Asie du Sud-Est.

Je transporte aussi toujours du café (que j’achète dans des cafés en chemin), un moulin, et des filtres. Il me faut donc juste une tasse et de l’eau chaude pour me faire un bon café !

J’ai fait des AeroPress dans des dizaines de AirBnb, dans des villages de montagne perdus au Nord du Vietnam, dans un Love Motel (où on a dormi par erreur), et même (plusieurs fois) dans un train.

Deux résolutions

Ces dernières années, avec l’expérience, j’ai commencé à faire mon café plus machinalement, sans prêter beaucoup d’attention aux recettes que j’utilisais, aux dosages, aux temps, etc.

Le café était toujours très bon, mais rarement extraordinaire.

D’où mon boulversement quand, en voyage à Hong Kong cette semaine, j’ai bu deux cafés extraordinaires le même jour.

Le premier, à Favilla, était un café colombien avec des notes de cerises. Le second, un café éthiopien à Golden Cup, avait un arôme de thé froid au citron, comme celui de la Migros ! Les deux avaient été torréfiés à Macao par Blooom.

Ce jour-là, j’ai pris deux résolutions.

  1. Réapprendre à utiliser mon AeroPress, et faire mon café avec plus d’intention et de précision pour un meilleur résultat.
  2. Créer sur ce site un système de notes de dégustation de café, pour garder une trace de mon parcours gustatif !

Réapprendre à utiliser mon AeroPress

Je me suis lancé dans ma première résolution dès aujourd’hui.

De retour à Chiang Mai avec des grains achetés chez Blooom hier à Macao, j’ai appris quelque chose de super intéressant sur l’extraction du café :

Some of the first flavors to be extracted in a brew are the fruity acids: the ones adding those nectarine notes, for example. Next comes sweetness, balance, and increasing body. And finally, we start to get more bitter, dry notes.

Source

J’aime le café fruité et acide. Je dois donc peu l’extraire, sinon il s’adoucira et prendra du corps.

Il y a plusieurs façons d’influencer à la baisse le degré d’extraction du café :

  • Une mouture plus grossière
  • Une température de l’eau plus élevée couplée à un temps d’extraction plus court
  • Utiliser deux filtres plutôt qu’un : les filtres papier absorbent les huiles du café (huiles = corps) (appris aujourd’hui)
  • Arrêter de presser au “pchit”, la toute fin contient le plus d’huiles (appris aujourd’hui)

J’ai mis tout ça en pratique tout à l’heure, et WOW !

Café torréfié par Blooom à Macao

Mon AeroPress était extraordinaire, fruitée, des notes de citron flagrantes, et une acidité juste à mon goût.

En passant, un petit conseil que j’ai lu l’autre jour sur comment différencier acidité et amertume :

People confuse bitterness and acidity, identifying both simply as kind of an attack on the tongue. If you’re not sure which is which, suck a lemon or drink something described as acidic, then look down, open your mouth, and see how quickly you have to close it to prevent you dribbling on the floor. The more acidic something is, the faster you’ll have to close your mouth. Do this with as many beverages as necessary until you no longer confuse acidity, which causes you to salivate and tastes sour, with bitterness.

Tim Riddley, “Learn how to taste”, dans la 27ème issue de Caffeine

C’est décidé, je ne ferai plus jamais de café machinalement ! Et ces prochains jours, je mettrai en place cette fonctionnalité de notes de dégustation de café.